YOM KIPPOUR ET CHIMIOTHÉRAPIE CAPOX

gimarcia
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mer 09/09/2026 - 20:38

Bonjour Rav

tout d’abord Shana Tova Rav Ayakar

 je suis une chimiothérapie type capox de trois mois. Ceci consiste en 4 infections toute les 3 semaines puis des prises de cachet deux semaines sur 3. Je supporte assez bien le traitement et je voulais jeûner mais l’oncologue s’y oppose  . Je propose donc de demarrer le jeune normalement puis d, appliquer la règle des 35ml d'eau toute les 4 minutes avant de dormir. Au réveil idem avec collation petite avec la règle des 9 minutes. A la pause idem de l'eau et petite collation

Est ce raisonnable ? 
Hatima Tova Tizkou lechanim rabot Merci Rav 

Nathaniel Zerbib
jeu 10/09/2026 - 06:26

Chalom,

Tout d’abord, Chana Tova et Réfoua Chelema.

Dans votre situation, je serais très prudent. Le fait que vous supportiez relativement bien la chimiothérapie est certes rassurant, mais puisque votre oncologue, qui connaît précisément votre traitement et votre état, vous déconseille de jeûner, il ne faut surtout pas décider seul de faire un jeûne complet puis de passer ensuite aux « chiourim ».

En effet, lorsqu’il existe un risque médical, la halakha demande de tenir compte de l’avis médical, et il faut déterminer précisément si le patient doit manger et boire normalement ou s’il peut éventuellement se contenter de petites quantités espacées. Cette décision doit être prise avant Yom Kippour avec le médecin et un rav compétent dans ces questions [1].

Les chiourim ne constituent donc pas une solution automatique permettant à toute personne malade de jeûner. Dans certains cas ils sont appropriés, mais dans d’autres, notamment lorsque le malade a besoin d’un apport régulier de nourriture ou de liquide, il est préférable, voire nécessaire, de manger et de boire normalement.

Je vous conseillerais donc de demander à votre oncologue quelque chose de très précis : non pas simplement « puis-je jeûner ? », mais « si je bois régulièrement de petites quantités, par exemple toutes les quelques minutes, et que je prends une petite quantité de nourriture à intervalles réguliers, est-ce médicalement suffisant et sans danger pendant toute la durée du jeûne ? ». Avec cette réponse précise, un rav pourra vous dire quelle est la conduite halakhique à adopter.

Si le médecin maintient qu’il ne faut pas jeûner, il ne faut pas chercher à être plus strict que ce que permet votre état de santé. Dans une situation de risque, manger et boire conformément aux besoins médicaux est précisément l’accomplissement de la volonté de Hachem.

Que vous ayez une Réfoua Chelema, que le traitement soit couronné de succès et que vous puissiez rapidement retrouver une pleine santé.

Bivrakha.

[1] Choul'han Aroukh, Ora'h 'Haïm 618