Conversation91376 -Trop de prénoms ?
Bonjour,
Je me permets de vous contacter car mon mari et moi attendons, béEzrat Hachem, un petit garçon, et nous réfléchissons à la façon de le nommer.
Nous souhaiterions lui donner un premier prénom non hébraïque sur lequel nous avons eu un « coup de foudre », puis trois prénoms hébraïques en l’honneur de ses ancêtres, qui seraient utilisés comme prénoms juifs lors de la brit, des montées à la Torah, etc (je précise que nous vivons en France).
Concrètement, l’enfant porterait donc au total quatre prénoms :
• 1 premier prénom non hébraïque,
• 3 seconds prénoms hébraïques
La question est la suivante : Est‑ce problématique ou déconseillé, selon la halakha et selon votre expérience pratique, qu’un garçon porte un prénom civil non hébraïque + trois prénoms hébraïques (soit quatre prénoms au total) pour la brit, les montées à la Torah et les actes religieux ?
Est‑il préférable, pour des raisons de clarté spirituelle et de simplicité dans la vie juive, de limiter le nombre de prénoms, ou bien peut‑on sans crainte particulière donner ces trois prénoms supplémentaires au premier prénom pour honorer les grands‑parents ?
Comment nous conseilleriez-vous de procéder dans un cas comme le nôtre ?
Avec respect et remerciements,
Chabat Chalom
Chalom,
Tout d’abord, bechaa tova!
Sur le principe, il n’y a pas de problème halakhique à donner à un enfant un prénom civil non hébraïque ainsi que plusieurs prénoms hébraïques supplémentaires utilisés dans le cadre religieux. Une telle situation existe depuis longtemps dans de nombreuses communautés, notamment en diaspora, où beaucoup portaient un prénom usuel dans la vie civile et un ou plusieurs prénoms hébraïques pour la Torah, la ketouba, les montées à la Torah, etc.
Le fait d’avoir plusieurs prénoms hébraïques pour honorer des ancêtres est également quelque chose de répandu, surtout dans certaines familles séfarades où l’on souhaite rendre hommage à plusieurs proches.
En revanche, d’un point de vue pratique et humain, il est vrai que multiplier les prénoms peut parfois créer une certaine lourdeur. Quatre prénoms au total n’ont rien d’interdit, mais il faut garder à l’esprit qu’au quotidien, dans les documents officiels comme dans la vie religieuse, cela peut devenir un peu complexe. Il est donc souvent préférable que les prénoms hébraïques restent relativement fluides et faciles à utiliser ensemble.
Concernant la "clarté spirituelle", il n’existe pas réellement de notion halakhique selon laquelle le fait d’avoir plusieurs prénoms créerait un problème. Ce qui importe surtout est que les prénoms soient donnés avec une intention positive, dans le respect des minhaguim familiaux, et qu’ils puissent être assumés sereinement par l’enfant.
En pratique, si le prénom non hébraïque vous tient particulièrement à cœur et que les trois autres prénoms ont une valeur familiale importante, il n’y a pas de raison particulière d’y renoncer. Il peut simplement être judicieux de réfléchir à la manière dont sera appelé l’enfant au quotidien et à la façon dont ses prénoms hébraïques seront formulés pour la brit et les actes religieux.
Bivrakha.