Conversation91385 -Ma femme ne veut plus être religieuse
Shalom Rav,
Cela fait environ 4 ans que nous sommes mariés, au départ nous avions le même niveau de religion. Puis d'un coup ma femme a arreté de porter des jupes et a mis des pantalons, j'ai laissé passé pour le chalom bayit. Puis, c'est le kisouy rosh qu'elle a enlevé. Aujourd'hui, elle refuse d'aller au mikvé depuis plusieurs mois déjà. La situation commence sérieusement à me peser car je refuse tout contact physique tant qu'elle n'ira pas au mikvé. Lorsque nous en discutons, elle me répond "tant pis pour toi, moi je n'ai pas envie". Je ne sais plus quoi faire et cette situation est difficile et me rend malheureux. Je voudrais donner une éducation religieuse à nos enfants mais comment est-ce possible avec une mère qui se balade en short les cheveux au vent ?
Chalom,
La situation que vous décrivez est manifestement très douloureuse, et je comprends votre souffrance.
Il convient toutefois de distinguer plusieurs aspects. Le changement de tenue vestimentaire ou l'abandon du couvre-chef relèvent de questions importantes, mais le refus d'aller au mikvé a des conséquences halakhiques directes sur la vie conjugale. Tant que votre épouse n'a pas effectué sa tévila, les relations conjugales demeurent interdites.
Cela étant, au-delà de l'aspect halakhique, il semble que votre couple traverse une crise plus profonde. Le fait que votre épouse vous réponde : « Tant pis pour toi, moi je n'ai pas envie » laisse penser qu'il ne s'agit pas uniquement d'une question de pratique religieuse, mais également d'une difficulté de communication et peut-être d'une souffrance qu'il conviendrait de comprendre.
Plutôt que de multiplier les discussions sur les obligations, il serait souhaitable d'essayer de comprendre les raisons de ce changement. Est-il lié à une remise en question religieuse, à une souffrance personnelle, à une difficulté dans votre couple ou à un autre facteur? Tant que la cause n'est pas identifiée, il sera difficile d'espérer un changement durable.
Si le dialogue entre vous est devenu impossible, il serait judicieux de vous faire accompagner par un rav ou un conseiller conjugal compétent, capable d'aborder à la fois les aspects halakhiques et humains de la situation.
Concernant l'éducation de vos enfants, il est certain qu'il est plus difficile de transmettre lorsque les parents ne vivent pas la Torah de la même manière. Néanmoins, les enfants sont sensibles à l'exemple de chacun de leurs parents. Continuez, de votre côté, à vivre les mitsvot avec constance, sérénité et bienveillance. Une pratique religieuse vécue avec joie et authenticité est souvent plus éloquente que de longs discours.
Je vous souhaite de retrouver, avec l'aide d'Hachem, le chemin du dialogue et de l'apaisement.
Bivrakha.