Jus de raisin ou Moscato?

Willou613
Profile picture for user Willou613
dim 19/05/2013 - 23:00

Bonjour,

Je voulais savoir s'il était autorisé de faire le kiddouch du vendredi soir (et samedi midi) sur du vin Moscato (vin blanc sucré et avec gaz), sachant qu'on a aussi à notre disposition du jus de raisins rouge (casher bien sûr).

Merci bcp, j'aime bcp l'appli Cheela!
Will

--
Question envoyée via l'application iPhone

Rav Sam Elikan
lun 20/05/2013 - 11:38

Shalom,

Merci pour vos encouragements.

C'est autorisé.

En effet, le verset dans Mishlei (23:31) dit: "Ne couve pas de tes regards le vin vermeil qui brille dans la coupe: il glisse doucement".
Le Talmud (TB Baba Bathra 97b) dit qu'on apprend de là que le vin au Temple (pour les nessah'im) devait être du vin rouge.
Le Ran, dans son commentaire, dit que c'est également le cas pour le kidoush. Bien que le Talmud lui-même (TB Pessah'im 78) se demande si le vin du kidoush doit vraiment être rouge.

Le Ramban pense que si l'on fait kidoush sur du vin blanc, on n'est pas acquitté. Il faut du vin rouge. Cependant les autres décisionnaires (Ritva, Tossafot, Rif, Rosh et Rambam) ne sont pas de cet avis. Ils s’appuient sur les propos du Talmud de Jérusalem qui dit qu'il est bon de s'acquitter avec du vin rouge. De là, ils déduisent que c'est mieux, mais ce n'est pas obligatoire.

Le Rav Shimon Ben Tzemah' Duran va encore plus loin en affirmant que si le vin blanc est meilleur ou de meilleure qualité que le vin rouge - on préférera le blanc.

Le Rav Yossef Karo dans son Shoulh'an Arouh' (OH 272, 2 et 4) tranche qu'a priori il n'y a aucun problème à faire kidoush sur du vin blanc, bien qu'il soit préférable de prendre du vin rouge. On prendra celui qui nous semble le meilleur.
Si toutefois ils sont "à égalité", c'est-à-dire qu'il n'y en a pas un qui est meilleur que l'autre - on préférera le vin rouge (MB, ad loc. s.k. 5 et 10).

Toutefois, il faut noter que le Rav Ovadia Yossef est d'avis qu'il est préférable de prendre du vin rouge même si le vin blanc est meilleur (Yalkout Yossef IV, p. 279).

Kol touv